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Les départements informatiques qui cherchent à mesurer leur réelle valeur ajoutée à l’entreprise se retrouvent souvent confrontés à cette question : quels indicateurs faut-il réellement suivre pour optimiser les performances ? On dit souvent que « tout ce qui est mesuré s’améliore », mais on omet trop souvent de préciser quels éléments sont essentiels à mesurer. Aujourd’hui, de multiples outils permettent de calculer presque n’importe quel KPI, mais cela ne signifie pas que le service desk doit tous les surveiller. L’important est de cibler les indicateurs critiques qui reflètent véritablement la santé et l’efficacité de l’assistance informatique.

Pourquoi se concentrer sur ces KPI clés ?

  • Ils guident la prise de décision en mettant en lumière les forces et les faiblesses du service informatique.
  • Ils facilitent l’amélioration continue : une fois un indicateur maîtrisé, il est plus simple de repérer les dysfonctionnements et de les corriger.
  • Ils s’intègrent parfaitement à la méthodologie ITIL, qui promeut la mesure et le suivi régulier de la performance des services pour mieux les optimiser.

Dans ce contexte, voici huit KPIs indispensables pour améliorer la prestation de votre service informatique et faire parler les chiffres :

  1. Le nombre d’heures des activités perdues
  2. Le taux de réussite des changements
  3. La stabilité des infrastructures
  4. Les tendances de volume des tickets
  5. First Call Resolution Rate ou le taux de résolution au premier appel ((taux de résolution au premier appel)
  6. Le taux de conformité des SLA
  7. Le coût par ticket
  8. Gestion des actifs logiciels

Chacun de ces indicateurs vous aidera à diagnostiquer précisément l’efficacité de vos processus et à démontrer, chiffres à l’appui, la valeur ajoutée de votre département IT. Nous allons les détailler un à un, en expliquant comment les suivre et pourquoi ils sont essentiels pour une bonne gestion de la performance informatique.

@litiliste_Les 8 KPI Clés d'un service informatique efficace

@litiliste_Les 8 KPI Clés d’un service informatique efficace

1- Les heures d’activité perdues

Pourquoi cet indicateur est-il crucial ?

Les heures d’activité perdues représentent le temps durant lequel les systèmes informatiques sont indisponibles, provoquant ainsi l’interruption des opérations métiers. Souvent associé au processus de gestion des événements (Event Management), ce KPI aide à quantifier l’impact (financier et opérationnel) de chaque panne ou défaillance.
Malgré un taux de disponibilité annuel dépassant souvent 99 %, cet indicateur reste parfois sous-estimé. Quelques heures de coupure peuvent pourtant engendrer des coûts considérables, en particulier pour les services critiques.

Cas réel : Le cauchemar de Virgin Blue

En 2010, la compagnie aérienne Virgin Blue a subi un important dysfonctionnement de serveur qui a paralysé ses systèmes de réservation et d’enregistrement :

  • 50 000 clients immobilisés,
  • 100 vols annulés,
  • 400 vols retardés ou reprogrammés.

Le service a nécessité 11 heures pour être rétabli, puis 10 heures de plus pour retrouver une exploitation complète. Bien que cela ne représente qu’une fraction limitée du temps de disponibilité annuel, la perte d’activité a coûté environ 10 millions de dollars à la compagnie.

Quels indicateurs suivre ?

Pour surveiller de près cet indicateur et limiter son impact, intégrez dans votre tableau de bord :

  • Le nombre d’événements d’indisponibilité (sur les 12 derniers mois),
  • La durée moyenne d’arrêt par événement (sur les 12 derniers mois),
  • L’indisponibilité la plus longue,
  • Le taux de disponibilité des applications critiques,
  • Le délai de restauration après le dernier événement d’indisponibilité.

Comment maîtriser ces indicateurs ?

  • Planification et exécution rigoureuses : Programmez soigneusement les mises à jour, migrations de serveurs et autres opérations de maintenance pour limiter les interruptions en production.
  • CMDB à jour : Un référentiel de configurations bien tenu (CMDB) permet d’identifier rapidement les points de défaillance critiques et d’anticiper les actions nécessaires pour limiter l’impact d’un éventuel incident futur.

Mesurer avec précision le temps d’indisponibilité et les causes associées est donc essentiel. Cela permet non seulement de réduire les risques opérationnels et financiers, mais aussi de démontrer la valeur ajoutée d’un service informatique proactif et performant.

2- Le taux de réussite des changements implémentés

Qu’est-ce que le taux de réussite des changements ?

Le taux de réussite des changements se mesure par le pourcentage de modifications déployées avec succès par rapport au nombre total de changements effectués durant une période donnée. Plus cet indicateur est élevé, plus il reflète la capacité de l’organisation à planifier, communiquer et exécuter des changements en minimisant les interruptions ou les problèmes en production.

Pourquoi est-il important ?

Un taux de réussite des changements élevé témoigne non seulement de la maîtrise des processus ITIL de Change Management, mais aussi de la maturité globale de l’organisation dans la gestion de projets et d’opérations. À l’inverse, un indicateur “au rouge” peut révéler :

  • Un manque d’informations pertinentes pour évaluer l’impact du changement (dépendances, actifs critiques, priorités de l’entreprise).
  • Une insuffisance de collaboration entre les équipes techniques et métiers, entraînant des défaillances lors de la mise en production.
  • Une mauvaise communication auprès des utilisateurs finaux et des parties prenantes, occasionnant une résistance au changement ou une adoption incomplète.

Les responsabilités du Change Manager

Le Change Manager est le principal garant de la réussite des changements. Son rôle inclut :

  1. Réaliser une analyse d’impact approfondie : Identifier clairement les dépendances et rédiger un plan de déploiement détaillé (liste de contrôle, étapes, scénarios de test, etc.).
  2. Collecter toutes les informations critiques : Consulter les techniciens et les utilisateurs finaux avant la mise en œuvre pour valider la faisabilité et les risques potentiels.
  3. Organiser des CAB (Change Advisory Board) : Mettre en place un processus d’approbation strict et collaboratif pour valider chaque changement.
  4. Surveiller les changements non planifiés : Les changements urgents ou “non autorisés” peuvent faire chuter significativement le taux de réussite.
  5. Prévoir un plan de retour en arrière : Disposer d’un plan B (rollback) en cas de défaillance ou de dysfonctionnement lors du déploiement.

Comment améliorer ce KPI ?

  • Renforcer la communication : Impliquer les parties prenantes (équipes techniques, métiers, utilisateurs finaux) dès la phase de conception du changement.
  • Optimiser la gestion de la configuration (CMDB) : Mieux connaître les interdépendances entre les composants pour réduire les risques de panne ou de conflit.
  • Standardiser le processus : Mettre en place une méthodologie claire pour chaque type de changement, du plus simple au plus complexe.
  • Analyser les échecs : Après chaque incident, effectuer un post-mortem pour comprendre la cause profonde et prévenir sa réapparition.

En mesurant et en optimisant le taux de réussite des changements, vous renforcez la fiabilité de votre infrastructure et la confiance de vos utilisateurs. Un processus de change management maîtrisé est non seulement gage de qualité, mais également d’agilité pour s’adapter aux évolutions rapides du marché et des technologies.

3- Stabilité des infrastructures

Pourquoi la stabilité est-elle primordiale ?

Une infrastructure hautement stable se distingue par une disponibilité optimale et de rares interruptions de service. L’impact sur le métier est direct : chaque panne ou ralentissement se traduit par une perte de productivité, voire une détérioration de la confiance des utilisateurs. Pour maintenir un service IT irréprochable, il est donc essentiel de mesurer régulièrement la stabilité de vos infrastructures et de cibler les causes d’instabilité.

Quels éléments surveiller ?

Pour évaluer et corriger efficacement les anomalies, le service d’assistance informatique doit suivre notamment :

  1. Le pourcentage de réduction des actifs problématiques
  2. La gestion et le nombre d’incidents majeurs

Actifs problématiques

Un actif (routeur, serveur, poste de travail…) devient “problématique” dès lors qu’il engendre régulièrement des pannes ou des redémarrages et impacte négativement d’autres composants. Par exemple, un routeur devant être redémarré plusieurs fois par jour peut paralyser l’accès réseau, forcer le redémarrage des serveurs ou gêner les postes de travail.

  • Impact financier et opérationnel : Les actifs problématiques coûtent cher en ressources (temps de dépannage, maintenance récurrente) et en indisponibilité)
  • Solution : Mieux vaut identifier rapidement ces équipements et prévoir leur remplacement ou leur reconfiguration pour éviter une escalade de problèmes.

Le meilleur moyen est de définir une formule permettant de mieux suivre ce métrique, à titre d’exemple :

Incidents majeurs : définition et gestion

Un incident majeur affecte un grand nombre d’utilisateurs ou un service critique de l’entreprise, nécessitant une intervention urgente. Il peut engendrer :

  • Des pertes financières importantes,
  • Un ralentissement ou un arrêt de la production,
  • Des dommages à la réputation de l’organisation.

Pour éviter la répétition de tels incidents, l’Incident Manager ou le Problem Manager doit :

  1. Renforcer l’analyse de cause racine (Root Cause Analysis, RCA) : Identifier avec précision l’origine des défaillances pour les corriger définitivement.
  2. Mener un processus d’investigation efficace : Les premières analyses doivent permettre à l’équipe IT de proposer des solutions pérennes et d’éviter la réapparition de l’incident (ou d’incidents similaires).

Améliorer la stabilité au quotidien

  • Surveiller le taux de disponibilité : Comparez vos SLA (Service Level Agreements) avec les interruptions réelles pour déterminer si vos cibles de disponibilité sont atteintes.
  • Maintenir un CMDB à jour : En suivant précisément les composants et leurs dépendances, vous identifiez plus rapidement les actifs problématiques et prévoyez les mises à jour nécessaires.
  • Automatiser la détection des pannes : Les outils de monitoring (alertes, tableaux de bord, logs) permettent de repérer instantanément une anomalie et de déclencher les procédures de correction.
  • Encourager la collaboration : La gestion d’incidents majeurs requiert souvent l’implication de plusieurs équipes (réseaux, applications, support). Une communication fluide accélère la résolution et prévient la récidive.

En somme, la stabilité de l’infrastructure est un enjeu stratégique : elle conditionne la productivité, la satisfaction des utilisateurs et la capacité de l’entreprise à répondre à ses objectifs. Des indicateurs adaptés et une réactivité optimale face aux incidents garantissent une infrastructure robuste et pérenne.

4- Les tendances de volume des tickets

Définition et enjeux

Le suivi des tendances de volume des tickets consiste à analyser le nombre total de tickets traités par le service d’assistance informatique sur une période donnée. En observant ces variations (pics, creux, évolution dans le temps), les équipes IT peuvent anticiper la charge de travail, allouer les ressources adéquates et identifier d’éventuels problèmes récurrents.

Pourquoi est-ce important ?

  1. Gestion optimisée des ressources : L’identification des périodes de forte activité permet de mieux planifier la répartition du personnel (techniciens de support, administrateurs système, etc.).
  2. Modèle de staffing adapté : Grâce à une vision claire du volume de tickets, vous pouvez définir un modèle de gestion du personnel réaliste (recrutement, formation, heures supplémentaires).
  3. Formation ciblée : Si certains types de tickets reviennent fréquemment, il est peut-être judicieux de former l’équipe pour résoudre ces incidents plus rapidement ou les prévenir.
  4. Prévision d’achats : L’analyse de la demande de service permet d’anticiper les besoins futurs en équipements ou licences, évitant ainsi les ruptures de stock ou les retards de déploiement.
  5. Justification budgétaire : Des volumes de tickets en constante augmentation peuvent légitimer la demande de ressources supplémentaires (humaines ou matérielles).

Comment suivre et analyser ce KPI ?

  • Mise en place d’un outil de ticketing : Assurez-vous de disposer d’une solution qui collecte toutes les données nécessaires (dates, types de tickets, catégories, temps de résolution, etc.).
  • Catégorisation fine des tickets : Classifiez les tickets par type (incident, demande de service, requête d’information, etc.) pour repérer les tendances.
  • Analyses périodiques : Examinez ces volumes de tickets de manière hebdomadaire ou mensuelle afin d’identifier les pics d’activité et d’en chercher les causes (saisonnalité, nouveaux projets, etc.).
  • Rapports personnalisés : Créez des tableaux de bord pour visualiser rapidement les variations du volume de tickets dans le temps (graphique linéaire, histogrammes, camemberts, etc.).

Bonne pratique : Anticiper plutôt que subir

En anticipant les fluctuations du volume de tickets, vous disposez d’un levier puissant pour :

  • Prévenir l’épuisement de vos équipes en période de forte sollicitation,
  • Aligner vos investissements (matériel, logiciel, formation) sur les réels besoins,
  • Optimiser la satisfaction des utilisateurs finaux grâce à une meilleure réactivité.

En somme, le suivi des tendances de volume des tickets est un indicateur stratégique pour guider la gestion des ressources, améliorer la planification et renforcer la qualité du service IT. C’est un véritable atout pour toute organisation souhaitant optimiser son efficacité opérationnelle et sa performance globale.

5- First Call Resolution Rate ou le taux de résolution au premier appel

Le First Call Resolution Rate (FCR) mesure la capacité d’un service desk à résoudre un incident dès le premier contact avec l’utilisateur, sans avoir besoin d’escalader ou de faire intervenir d’autres niveaux de support.

  • Indicateur de performance majeur : Il reflète la maîtrise technique et l’efficacité opérationnelle de l’équipe de support.
  • Réduction des coûts : Un FCR élevé signifie moins de transferts vers des niveaux de support plus coûteux, allégeant ainsi la charge financière de la DSI.
  • Impact sur la satisfaction client : Plusieurs études confirment que l’augmentation du FCR s’accompagne généralement d’une hausse du taux de satisfaction des utilisateurs finaux.

Lien avec le coût par ticket

Le FCR est également lié au coût par ticket. Plus un incident est résolu rapidement (idéalement au premier appel), moins il mobilise de ressources (temps, expertises multiples, etc.), ce qui réduit d’autant la facture globale de la DSI.

Pistes d’amélioration

  1. Privilégier une résolution complète
    • Éviter de clôturer un ticket prématurément ou sans réelle solution. Un taux de résolution de premier appel artificiellement gonflé risque de dégrader la satisfaction client à long terme.
  2. Former régulièrement les agents de premier niveau
    • Mettre en place des programmes de formation ciblés sur les incidents les plus fréquents ou sur des technologies spécifiques.
    • En renforçant les compétences techniques des agents de niveau 1, vous augmentez leurs chances de résoudre rapidement les demandes.
  3. Consolidation d’une base de connaissances
    • Centraliser les solutions techniques et les bonnes pratiques pour faciliter leur accès par les équipes de support.
    • Mettre à jour régulièrement cette base en fonction des retours d’expérience et des nouveaux types d’incidents rencontrés.
  4. Formulaires de tickets pertinents
    • Concevoir des formulaires de création de tickets complets et clairs, pour recueillir toutes les informations dès la première demande (type d’incident, matériel concerné, environnement logiciel, etc.).
    • Plus les détails sont précis, plus l’agent de support a de chances de résoudre l’incident immédiatement.
  5. Gestion d’assignation efficace
    • Mettre en place un processus d’assignation cohérent pour éviter la duplication des tickets et garantir une prise en charge rapide par la bonne équipe.
    • Utiliser des outils de workflow intelligents pour orienter automatiquement les incidents vers les bons spécialistes, quand c’est nécessaire.

6- Le taux de conformité des SLA

Le taux de conformité des SLA (Service Level Agreements) mesure dans quelle mesure un service respecte les objectifs de performance définis dans ses contrats de niveau de service. Il s’évalue sur une période déterminée (hebdomadaire, mensuelle, trimestrielle ou annuelle) afin de dresser un bilan précis de la qualité de service rendue.

Pourquoi est-ce important ?

  • Identifier les points d’amélioration : En calculant régulièrement ce taux, vous repérez rapidement les faiblesses à corriger (délai de réponse trop long, indisponibilité fréquente, etc.).
  • Valider les niveaux de service : La conformité SLA permet de vérifier si le service reste performant et conforme aux attentes des utilisateurs finaux.
  • Renforcer la confiance : Un service qui affiche un taux de conformité élevé rassure les clients et partenaires, en démontrant que les engagements pris sont tenus.
  • Ajuster l’offre de service : En comparant régulièrement la conformité réelle aux besoins métier, vous pouvez affiner ou réviser vos SLA pour mieux répondre aux exigences des utilisateurs.

Comment le mesurer ?

  1. Définir clairement les indicateurs SLA : Temps de réponse moyen, taux de disponibilité, temps de résolution, etc.
  2. Collecter les données sur chaque période : Utilisez un outil de monitoring ou une solution ITSM pour enregistrer automatiquement les performances.
  3. Analyser les écarts : Comparez les résultats obtenus (taux de conformité) à vos objectifs initiaux pour repérer les écarts et déterminer les actions correctives.
  4. Communiquer régulièrement les résultats : Partagez un tableau de bord ou un rapport avec les parties prenantes (équipes internes, clients, direction) pour maintenir une transparence sur la qualité de service.

Bonnes pratiques

  • Révision régulière des SLA : Les exigences et contraintes évoluent. Planifiez des revues périodiques pour adapter les SLA à la réalité du terrain et aux nouvelles priorités.
  • Suivi granulaire : Plutôt que de se contenter d’un indicateur global, décomposez la conformité par service ou application pour cibler précisément les domaines à améliorer.
  • Approche proactive : Dès qu’une tendance négative se dessine (baisse de la conformité ou augmentation des incidents), intervenez en amont pour éviter qu’elle ne s’aggrave.

En somme, le taux de conformité des SLA est un indicateur essentiel pour s’assurer que le service rendu correspond bien aux attentes. Il contribue non seulement à garantir la satisfaction des utilisateurs, mais aussi à piloter l’amélioration continue des processus IT.

7- Le coût par ticket

Le coût par ticket est un indicateur clé pour évaluer la compétitivité et l’efficience d’un service de support informatique. Il se calcule en divisant le total des charges d’exploitation mensuelles (incluant la masse salariale, les dépenses technologiques, les frais de télécommunication, etc.) par le nombre total de tickets traités sur la même période. Son objectif apparent est de maintenir ce coût au minimum tout en conservant un niveau de qualité de service optimal.

Pourquoi est-ce important ?

  1. Rôle du support en tant que centre de coût : Le service desk est souvent perçu comme un poste de dépenses. Une bonne gestion de ce KPI est donc cruciale pour réaliser des économies et optimiser les investissements.
  2. Impact sur la compétitivité : Un coût par ticket maîtrisé permet de justifier le budget alloué, de démontrer la performance de l’équipe support et de renforcer la crédibilité du service auprès de la direction.
  3. Qualité de service : Paradoxalement, une légère augmentation du coût par ticket peut aussi signifier une meilleure prestation (plus de ressources formées, outils plus avancés), ce qui peut améliorer la satisfaction utilisateur à long terme.

Facteurs d’optimisation

  1. Analyse des modèles de demande
    • Étudier les tendances de volume des tickets pour anticiper l’achat d’actifs et de licences.
    • Éviter l’accumulation de coûts inutiles ou de ressources sous-utilisées.
  2. Gestion efficace des périodes de pointe
    • Identifier les moments où la demande explose (saisonnalité, déploiement d’une nouvelle application, etc.) pour mieux planifier les ressources (personnel, équipement).
    • Réduire ainsi le risque de surcharge et de rallongement des délais de résolution.
  3. Base de connaissances solide
    • Capitaliser sur les incidents et demandes récurrents pour créer des fiches de résolution standardisées.
    • Permettre aux agents (et même aux utilisateurs finaux, via un self-service) de résoudre plus rapidement les problèmes simples.
  4. Traitement fluide des tickets
    • Optimiser l’assignation et le workflow pour éviter les erreurs de redirection, qui génèrent du temps supplémentaire et augmentent les coûts.
    • Mettre en place des processus d’escalade clairs pour minimiser les délais de traitement.

8- Gestion des actifs logiciels ou le software asset management (SAM)

La gestion des actifs logiciels, ou Software Asset Management (SAM), consiste à superviser l’ensemble du cycle de vie des logiciels au sein d’une organisation : de l’acquisition (achat, licences) jusqu’à la désinstallation, en passant par la maintenance et le suivi d’utilisation. L’indicateur clé de ce processus est le pourcentage de logiciels et de licences correctement gérés par rapport à l’ensemble de ceux utilisés dans l’entreprise.

Pourquoi est-ce crucial ?

  • Optimisation des coûts : Les licences logicielles représentent une part significative des dépenses IT. Un processus SAM rigoureux permet d’éviter les surcoûts liés aux licences inutilisées ou sous-exploitées.
  • Amélioration de la sécurité : En suivant précisément l’inventaire des logiciels installés, l’entreprise limite les risques de failles et s’assure que chaque application respecte les standards de sécurité.
  • Conformité légale : Le SAM contribue à détecter et à éliminer les applications illégales ou non conformes, réduisant ainsi les risques de litige et de sanctions financières.

Deux indicateurs clés à suivre

1- Moyenne des logiciels les plus utilisés vs. nombre total de logiciels

  • Cet indicateur mesure la part des applications réellement utilisées dans l’ensemble du parc logiciel. Un écart important signale des licences inutilisées ou sous-employées.
  • Réduire les licences superflues libère du budget et limite la complexité de la maintenance.

2- Gestion des licences

  • Surveillez le taux d’utilisation des licences par rapport au nombre total de licences achetées.
  • Visez un alignement optimal : ni surplus (coût inutile), ni déficit (risque de non-conformité ou de pénurie d’accès).

Bénéfices majeurs du SAM

  • Réduction des coûts : Identifier et supprimer les licences en trop ou redéployer celles sous-utilisées.
  • Fiabilité et sécurité : Garder un inventaire exact des logiciels installés aide à prévenir les vulnérabilités.
  • Outil de conformité : Vérifier systématiquement la légalité des applications et se prémunir contre les sanctions.

En conclusion, les huit clés de performance d’un service desk permettent aux managers IT de maîtriser leurs missions principales. Ces missions consistent à assurer la continuité des activités, à augmenter la productivité de l’organisation, et à fournir des services respectant les délais et les budgets.